![]() NOTRE-DAME-DE-LA GARDE Page d'accueil Une architecture étonnante... ...et des particularités étonnantes L'édifice en chiffres La "Bonne Mère" dans le paysage marseillais. Visitons l'intérieur de l'édifice Histoire d'une longue persévérance et fidélité Vivre la foi Actualités Une équipe à votre service Un patrimoine à entretenir Quelques livres |
Ce n'est absolument pas une galéjade marseillaise : le fonctionnement de l'ascenseur
s'entendait de toute la ville, le rédacteur de ces lignes qui avait 34 ans quand cette merveille fit son ultime voyage, et qui l'a bien connue, en témoigne ! Bienveillance tutélaire de la "Bonne Mère" ? Solidité de la mécanique malgré ses bruyantes apparences ? Il n'y eut jamais d'accident de 1892 à 1967, durée d'exploitation de cette époustouflante machinerie. De plus, l'ascenseur était efficace malgré ses aspects pittoresques : le Père Levet signale que le 15 août 1892 la bruyante mécanique transporta 15000 personnes dans la journée ! Avec une répartition surprenante, puisque 7000 passagers firent la montée et 8000 la descente (on se serait attendu à l'inverse). L'ascenseur était complété par une grande passerelle métallique longue de 100 mètres, fabriquée par l'ingénieur Gustave Eiffel (le créateur de la célèbre Tour parisienne), passerelle qui enjambait un vide entre l'arrivée de l'ascenseur et l'esplanade de la basilique. En bas, la "gare" de départ, évidemment construite en un style apparenté au romano-byzantin, avec une touche de pavillon de l'Exposition Universelle de 1889. Malgré l'afflux de passagers, l'ascenseur hydraulique à pompe à vapeur ne fut jamais une affaire prospère, et l'automobile lui porta le coup de grâce. Il fut démoli, ce qui fait partie des erreurs d'urbanisme à Marseille, et s'ajoute à l'erreur parisienne de la démolition des grandes Halles, chef-d'oeuvre d'architecture métallique. Pourquoi, après l'arrêt de l'exploitation, n'avoir pas conservé in situ cet extraordinaire ascenseur comme objet-témoin de l'histoire des techniques de construction mécanique, et particulièrement de l'Age du Fer industriel du XIXe siècle ? NB. Pour les amateurs d'histoire locale, un petit livre érudit bourré de détails intéressants : Cet ascenseur qui montait à la Bonne Mère, par le Père Robert Levet (1992, éditions Tacussel). Heureusement, Notre-Dame de la Garde est un lieu suffisamment riche pour fournir une visite passionnante, même après la disparition de l'ascenseur. |